Il en va de l'escalade comme de l'amour ! On peut sans conteste séparer les individus en deux grandes catégories :

- Les Don Juan, qui tombent les voies comme des mouches; Rien ne les arrête, rien ne les effraie. Quelle que soit la belle qu'ils convoitent, elle finira par céder sous leurs assaut. Au niveau national, Seb Bouin fait indéniablement partie de cette catégorie : des dalles de Mouries aux dévers de Buoux, il enchaîne tout à la vitesse de l'éclair ! 

- Et puis il y a les laborieux, qui, pour "chopper", vont sérieusement galérer!!! Version escalade, ce sont tous les grimpeurs qui ne peuvent envisager un enchaînement que dans le style qui leur convient le mieux. Je me place très nettement dans cette catégorie. Il m'arrive donc, de temps à autres, de me lancer un défi, un enchaînement difficile (on est bien d'accord, cette notion de difficulté est totalement relative) que j'ai peut être une chance de réaliser.

Les années passent, et je me rend compte que ces voies "extrèmes" (pour mo) se ressemblent de plus en plus : une douzaine de mètres intenses, quelques zones de relâchement, et un bon pas de bloc à doigt en guise de cerise sur le gâteau. Le pays beaunois est particulièrement propice à ce genre de grimpe...ça tombe bien ! Quelques exemples :"Antisocial" à la Combe, "L'addiction svp" à Saffres, et tant d'autres. Et justement, cela fait deux séances que je retourne dans un ancien projet du même style, et, oh joie, je refais les mouvements. Motivation, quand tu nous tiens : me voilà à refaire du pan dans le sous-sol !!! Y a pas d'âge pour s'amuser en escalade !!!