escalade en pays beaunois

10 décembre 2017

Ah que Johnny...

Mais que viens faire JoJo sur un tel site de grimpe ???

Je ne vous parlerai pas de ses chansons (on aime ou pas, dans tous les cas, on connait !), ni du publique (bien souvent des personnes dont les préoccupations sont à des milliers de kilomètres de nos considérations sportivo-hédonisto-environnemento-verticales !) ;

Non, ce qui est intéressant, c’est le mode de vie du bonhomme : le méchant cancer qui l’a mis au tapis est la conséquence d’une vie d’excès, d’abus, de déglingue, on est tous d’accord là-dessus.

Mais je suis convaincu que c’est aussi ça que l’on admire chez lui et qui fait que, au-delà de tout ce que l’on peut lui « reprocher », on le respecte.

Aujourd’hui, la tendance est de tout faire pour se maintenir en bon état physique pour pouvoir vivre vieux. On est impressionné par la longévité d’Aznavour, liée à un mode de vie quasi monacal… mais chiant !!!

Le régime crétois, c’est chiant, les végans sont chiants. Vous qui allez régulièrement dans les magasins bio, regardez la tête de la clientèle, écoutez les discuter : ils sont tristes et chiants. Alors certes, ils vivront longtemps …

Halliday, Gainsbourg, Coluche, avaient fait un autre choix : brûler plutôt que se consumer lentement.

Le pépé qui fait une grande voie à 94 ans,  et que l’on nous présente comme un super héros,  faut-il l’envier ???

Tous ces athlètes si lisses dont on vante les exploits tout au long de l’année et qui consacrent leur jeunesse à la quête d’une cotation (et bientôt d’une médaille), nous font-ils tant rêver que ça ?  

Je vous laisse méditer ça, moi, il faut que j’aille Allumer Le Feu…

Posté par jeanjean21 à 12:16 - Commentaires [0] - Permalien [#]


Action vs réaction

Les grimpeurs s'arc-boutent sur le passé. En ce sens, on peut les qualifier de réactionnaires. Vous savez, tous ces gens qui n'ont que le "bon vieux temps passé" dans la bouche. C'était si bien avant...

Illustration en deux exemples récents :

- L'affaire de Buoux, avec la réponse passéiste de l'équipeur et l'éditorial  très passif de la revue "Grimper" sur lequel il est bon de s'arrêter quelques instants. Dans ce numéro hors série destiné aux débutants, Fred Labreveux narre l'anecdote du gars qui se casse la gueule en utilisant une main courante pourrie et qui se plaint à la mairie.

Conclusion de l'éditorialiste :" Une morale digne des plus belles fables de la Fontaine, non ? A méditer toutefois si nous voulons préserver notre terrain de jeu et de liberté".

OK, méditons donc, mais j'ai bien peur qu'avec cette attitude de l'autruche, on l'ait rapidement là où vous pensez. La dernière revue papier du marché consacrée à la grimpe ne devrait elle pas non seulement alerter des dérives de notre pratique, mais aussi et surtout, proposer des solutions, anticiper.

Les journalistes peuvent enquêter auprès des assurances, des clubs, des salles, de la fédé. Ne pourrait on pas mettre en place une charte, type permis de grimpe qui engagerait la responsabilité du grimpeur... OUi oui, on est bien d'accord, moi aussi je trouve ça débile, absurde et tutti quanti, mais n'oubliez pas que  toutes les espèces qui, dans l'histoire de la vie, ne se sont pas adaptées, ont fini par disparaître. 

 

- L'affaire Camp to Camp et la diffusion de topos en téléchargement. Motif du courrou des équipeurs : avec la mort du topo papier, ils perdent une manne financière. Alors là, objection votre honneur : ils considèrent que plus personne n'achètera de topo en libraire.

Archi faux, à condition de proposer des ouvrages référence, de grande qualité, à prix décent, et non des merde faites à l'arrache avec des itinéraires mal représentés, mal cotés, mélangés à des pages et des pages de pub, bref tout ce qu'on a pu acheter par le passé en ayant la sérieuse impression de se faire plumer... 

Quant au financement de l'équipement, le vilain internet propose des tas de site dédiés au financement participatif. je suis convaincu que C2C serait partant pour mettre en place ce genre de rubrique sur son site : on a besoin de x euros pour équiper ici ou là :prévenons les grimpeurs et demandons leur de participer. Cela mériterait d'être tenté, non ?

 

Bref, pour l'instant, le monde de la grimpe se retrouve au pied du mur...des lamentations ! beaucoup de jérémiades, peu d'idées faisant évoluer les choses. AUX ARMES CITOYENS !

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06 décembre 2017

Objectif Terre

Depuis des années, je passe, comme beaucoup de gens (!) au pied de la Sainte Victoire. J'y ai même grimpé, il y a longtemps (2 aiguilles, Saint Serre) mais jamais, comme beaucoup de gens (!), je ne suis monté en haut. ça doit être mon côté "alpiniste refoulé" mais ce beau sommet m'attire.

Aussi, quel ne fut pas mon plaisir, en recevant le magasine "Grimper" (dont l'éditorial donnera lieu à un prochain article sur ce blog) de découvrir le topo d'une voie "facile" qui arrive à la croix de provence, en haut de la Sainte !

Et la magie opère (car, comme tous les grimpeurs de la planète, j'adore rêver à la lecture d'un topo) et le projet prend forme. Nous ferons cette voie en 2018. Cotation max : 4c, à prendre avec beaucoup de prudence quand on sait que la voie a été ouverte en 65 et qu'il faut rajouter des protections. 

La croix de Provence 1

 

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04 décembre 2017

Ouille !

Cet aprem, retour à la résine... et ça pique fort !!!

 

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02 décembre 2017

Il était une fois

Connaissez-vous la triste histoire de Mariana Bru ?

Mariana Bru était une compositrice de musique qui avait sa petite réputation dans le village où elle avait grandi.  

On faisait appel à elle pour les fêtes du village, une communion par ci, un mariage par là.  Entre les reprises standards qu’on lui demandait à chaque fois de jouer, elle arrivait toujours à placer quelques compositions personnelles qui, sans exagérer, avaient fait d’elle une star…locale !

Encouragée par cette notoriété, Mariana avait alors créé son propre site internet (quelle galère au départ !), sur lequel elle mettait régulièrement en ligne quelques-unes de ses œuvres, tantôt sous forme de fichiers musicaux, tantôt sous forme de clips. La réalisation de ces derniers lui coutait une énergie folle, mais elle adorait mettre en image ses chansons. Un aboutissement en quelque sorte.

Ce site, de plus en plus consulté, lui avait permis de décrocher des dates de concerts dans toute la région, ce qui la ravissait au plus haut point : enfin elle allait jouer devant « son »  publique ! La consécration ! Le Rêve d’une vie…

Mais tout changea un certain jour du mois de novembre.  Le matin, en lisant ses mails, elle tomba sur un étrange message de son amie Benjamine Chacmol, qui lui disait à peu près ceci : « Incroyable, Mariana, j’ai entendu une de tes chansons sur  Deezer, te voilà connue, ma belle !!! »

Mariana n’en croyait pas ses yeux. Deezer, LE site de référence pour tous ceux qui veulent écouter de la musique en ligne. On pourrait croire que cette nouvelle avait comblé de bonheur la petite compositrice. Il n’en fut rien, bien au contraire :

-          « Un malhonnête m’a volé mon titre, il l’a utilisé sans me prévenir, c’est un véritable salaud ».

Pauvre Mariana, elle était ulcérée par cette découverte. Elle alla même sur le site musical pour vérifier la véracité de l’information. Elle fut dépitée de découvrir qu’on pouvait non seulement écouter sa chanson mais, en plus, la télécharger gratuitement.

Que l’on puisse faire cela sur son site, cela la réjouissait. Mais découvrir sa présence au sein de cette nébuleuse  démesurée, tentaculaire, capitaliste, mondialiste qu’est Deezer, c’était tout simplement insupportable.

Mariana décida de s’attaquer à cet Everest. Quelques mails plus tard, elle du capituler. Elle n’avait aucun droit sur ses chansons. Elle n’avait rien déposé à la SACEM, son œuvre était donc considérée comme publique…

 

Alors Mariana commit l’irréparable : elle supprima, sur son site, tous les fichiers où l’on pouvait écouter sa musique. Dans les jours qui suivirent, elle se réjouit de cet acte de rébellion. Désormais, elle contrôlerait le devenir de ses créations.

Mais quelques semaines plus tard,  la réalité, terrible, la rattrapa: son site web, vierge de toutes musiques, n’était plus consulté. On ne l’appelait plus pour des concerts ou de simples animations de village.

L’atroce vérité lui sauta à la figure : On se foutait totalement de sa disparition de la toile, car, finalement, à bien y réfléchir, personne ne connaissait Mariana Bru …à part Benjamine Chacmol.

 

Aujourd’hui, Mariana Bru repose dans le cimetière de son village. Son suicide n’étonna personne, on la trouvait bien dépressive depuis le mois de novembre.  

Benjamine Chacmol passe de temps en temps pour fleurir la tombe…

 

Sinon, pour ceux qui s'interessent au captivant débat qui anime le petit (mais vraiment tout petit) monde de l'escalade, y a la fracassante annonce de Manu Ibarra, un pote sans doute à Jean-Michel Cambon

Vraiment impressionnant ! Accrochez vous, c'est ici: http://kairn.com/camptocamp-tourmente-reponse-de-manu-ibarra/

Le passage le plus puissant est écrit en caractère gras, pour qu'on sente bien l'importance de la chose...

Posté par jeanjean21 à 00:22 - Commentaires [1] - Permalien [#]